Marché de printemps

Les beaux jours arrivent et apportent avec eux enfin un peu de rose aux joues et de sourires aux lèvres. Les rayons du soleil qui passent entre les franges des parasols des commerçants et vous chauffent le dos dans la file d’attente, les premières fraises, petits pois, les fleurs des champs… Comme une libération des goûts, des couleurs, des saveurs et peut-être un peu de l’esprit aussi (libérée, délivrée). Chaque année c’est la même chose, on attend avec impatiente l’arrivée du printemps et de tous les petits plaisirs qu’il apporte avec lui (comme les premiers touristes hystériques venant du froid et de la pluie qui n’ont pas vu le soleil depuis 6 mois). Le printemps c’est aussi le changement. Le changement d’humeur, le changement de vêtements (si toi aussi tu as voulu absolument te mettre en débardeur alors qu’il fait quand même un peu froid et que du coup tu as attrapé la crève…) et le changement d’heure ! Les jours rallongent et les apéros apparaissent. Notez que les chips et le vin entrent dans le compte des 5 fruits et légumes par jour ! Bref, la douceur du printemps offre de jolies petites choses à consommer sans modération, car comme le dirait la Compagnie Créole : c’est bon pour le moral !

Petit retour de marché que je souhaite vous faire partager.

Des blettes et des radis aux couleurs acidulées, des petits pots (La sardine) pour les olives de l’apéro, des fleurs pour la déco de la table et du savon pour sentir bon !

L’artichaut comme une fleur. Marion Pizzetta marché Cassis artichaut Les asperges montrent enfin leur tête.

Pois gourmands, fèves, petits pois, ail et oignon nouveaux.

Gourmandises…

Et après le déjeuner on hésite entre faire la sieste ou bouquiner… Marion Pizzetta

La maison des raviolis

Ouvert depuis environ un an, ce restaurant est spécialisé, comme son nom l’indique, dans la confection de raviolis. Mais de raviolis chinois. Et des vrais s’il vous plait ! Tout est fait maison bien évidemment, la pâte et les farces.

Ce sont de vraies bouchées, comme on les retrouve dans les provinces du nord-est de la Chine. Le jiǎozi, appelé encore ravioli pékinois, est généralement farci de viande (porc, bœuf) ou de crevettes et de légumes hachés (chou, cive, etc.). La pâte se compose simplement de farine et d’eau. Il y a plusieurs façons de les consommer mais ils sont le plus souvent bouillis.

La maison des raviolis propose une carte qui met l’eau à la bouche. Raviolis frits ou bouillis, au porc et à la coriandre, au bœuf et à la ciboulette de Chine… Le mieux c’est encore de prendre un assortiment ! Avec une petite sauce soja/vinaigre et le tour est joué !

Le restaurant offre aussi un large choix de woks à composer soi-même (pour 10€ seulement) et de salades.

L’accueil est extrêmement chaleureux, les prix sont tout à fait raisonnables et les raviolis sont délicieux (bon par contre on n’y va pas pour la déco…!).

Sachez que l’établissement propose ses plats à emporter, il serait idiot de s’en priver !

Un conseil tout de même : si vous commandez des raviolis à emporter, mangez-les tout de suite. Le lendemain, la pâte devient trop compacte, même réchauffée.

La salle est toute petite, alors pensez à réserver :

La maison des raviolis

14 rue d’Italie, 13006 Marseille

04 91 94 59 98

Ouvert tous les jours, midi et soir, sauf le dimanche midi.

Retrouvez leur carte sur http://www.la-maison-des-raviolis.fr

Oignons confits au four

6 oignons rouges moyens – 5 c.s d’huile d’olive – 2 bonnes pincées de sel – 1 c.s de sauce soja.

Marion Pizzetta oignons confits

Préchauffez le four à 130°.

Dans un petit bol, mélangez l’huile, le sel et la sauce soja. Enrobez les oignons non épluchés avec et placez-les dans un plat (tapissé de papier sulfurisé) allant au four.

Laissez-les cuire pendant 3h en les badigeonnant de temps en temps. Piquez avec un couteau pour vérifier la cuisson.

Épluchez et servez chaud.

Notes :

J’ai utilisé du sel fumé qui rajoute une note originale.

Si vous êtes amateurs, rajoutez un petit trait de vinaigre balsamique au moment de servir.

Les oignons confits au four accompagnent très bien poissons et viandes grillés.

Vous pouvez aussi les préparer la veille. Il suffit de les conserver au frais et de les remettre une vingtaine de minutes au four avant de les servir.

Mousse de luxe pour soir de fête !

Pour changer de l’éternel classique dessert de Noël (n’en déplaise aux inconditionnels de la bûche chocolat/marron miam miam !), je vous propose de mettre un peu de chic et de peps sur vos papilles ! Une petite mousse fraîche et acidulée pour finir un repas souvent lourd et copieux, pourquoi pas ? Au yuzu et citron caviar s’il vous plait ! Ça fait cher le dessert me direz-vous, mais en même temps, on ne fait pas ça tous les après-midi pour le goûter des enfants !

Et puis, terminer le repas sur une note de légèreté ne fera pas de mal à votre estomac ! Après le foie gras, les coquillages, le saumon, les volailles en sauce et le fromage, la perspective de la dernière part de bûche, c’est un peu comme le verre de trop, celui qui vous fera basculer ! Quand en tentant d’être encore un peu vaillant, on plonge sa cuillère dans la génoise de la bûche tradi, tout en se disant « je ne vais jamais y arriver, il ne faut pas, je ne le sens pas » ! Cette petite cuillère de bûche qui vous fera avachir dans le canapé en demandant timidement à votre hôtesse, si par hasard, elle n’aurait pas un Citrate de bétaïne ainsi qu’un Doliprane ! Pour ne pas contrarier votre système digestif en lui infligeant un dernier combat perdu d’avance, je vous suggère de miser sur un dessert ultra léger !

Il faut bien avouer que le yuzu est hyper tendance ! Mais au-delà de l’effet de mode, cet agrume, à peine plus gros qu’une clémentine, possède un goût particulier et extrêmement parfumé. Un mélange de mandarine et de pamplemousse, avec l’acidité du citron. Le jus suffit à aromatiser vos plats et desserts et le zeste, encore plus corsé, s’utilisera avec parcimonie. À vrai dire, ce n’est pas plus mal, parce qu’au prix que ça coûte, on aurait vite fait de se ruiner (environ 50€ le kilo) ! Faites attention, le yuzu contient énormément de pépins.

Le citron caviar, quant à lui, ressemble à une sorte de… cornichon ! Mais ce petit agrume, très apprécié des grands chefs, renferme de toutes petites billes (comme du caviar) translucides (teintées de jaune, de rose ou de vert) qui éclatent entre la langue et le palais, en révélant des arômes de pamplemousse et une vive acidité. Il n’est donc pas nécessaire d’en mettre beaucoup. La peau s’épluche délicatement avec un petit couteau pointu.

Conseils :

Vu le prix d’un seul yuzu, je vous invite à ne rien jeter ! Vous pouvez congeler le zeste pour le réutiliser plus tard et surtout ne jetez pas les (nombreux) pépins, essayez de les planter !

Mousse au yuzu, citron et citron caviar (pour 6 personnes).

1 yuzu – 1 citron jaune – 40 cl de crème liquide – 30 grs de sucre – 2 blancs d’œuf – 1 petit citron caviar.

Battez la crème pour qu’elle monte comme une chantilly.

Pressez le jus du citron, celui du yuzu et prenez les zestes de la moitié du fruit (ce sera largement suffisant). Tout en fouettant, ajoutez le jus, le zeste et le sucre à la chantilly. Réservez.

Faites monter les blancs en neige et incorporez-les délicatement à la préparation.

Remplissez de petites verrines, décorez-les avec quelques zestes de citron et une touche de citron caviar.

Placez au frais pendant 2h au minimum.

Mousse au yuzu et citron, top citron caviar.

Mousse au yuzu et citron, top citron caviar.

J’aime les moches !

Alors que 2014 est déclarée année de lutte contre le gaspillage alimentaire, les initiatives se multiplient pour faire revenir les consommateurs et les distributeurs à la raison.

Programmes TV pour astuces anti gaspi avec des chefs en guise de caution qualité, reportages sur des producteurs qui n’arrivent pas à vendre leur production parce qu’elle ne rentre pas dans les normes imposées, initiatives de la grande distribution pour mettre en avant les fruits et légumes déformés ; entre crise économique et nouvelle passion du bio, les aliments aux formes inhabituelles arrivent en force.

Intermarché l’a bien compris et prend les devants avec sa campagne de promotion pour « Les fruits et légumes moches » (http://www.youtube.com/watch?v=GRteoKOJzxg). Il faut saluer aussi l’opération « Quoi ma gueule ? » qui vise à vendre en supermarché des produits moins beaux, moins chers, mais tout aussi bons (http://lesgueulescassees.org/). Je vous invite vivement à jeter un coup d’œil aux sites qui entrent dans les détails de fabrication, distribution, production, etc.

Tout comme notre planète qui n’est pas essentiellement composée de sosies Brad Pitt et Angelina Jolie, le monde du potager est aussi fait de fruits et légumes qui ont leurs petits défauts, ce qui n’enlève rien à leurs grandes qualités.

Voici une sélection de légumes moches, tordus, biscornus mais pourtant très goûtus (je précise que je les ai tous trouvé sur mon petit marché de producteurs et non pas en grande surface).

Cirons non traités : varicelle déclarée !

Cirons non traités : varicelle déclarée !

Douces les patates !

Douces les patates !

C'est l'histoire d'un radis noir qui voulait devenir blanc !

C’est l’histoire d’un radis noir qui voulait devenir blanc !

J'aime les légumes moches !

J’aime les légumes moches !

Aubergines farcies

Marion Pizzetta aubergines farcies

Pour 4 personnes

4 aubergines – 250 grs de veau haché – 250 grs de porc haché – 1 oignon – 1 petit poivron vert – 1 tomate bien mûre – 1 bouquet de coriandre – 1 gousse d’ail – 1 cs de graines de cumin (à défaut la poudre fera l’affaire) – sel, poivre.

Pour la farce :
Nettoyez les légumes. Coupez le chapeau du poivron et enlevez les graines. Placez dans un mixeur la tomate, le poivron, l’oignon, l’ail et ½ bouquet de coriandre. Mixez le tout et dans un grand saladier, incorporez le mélange obtenu à la viande. Ajoutez les graines de cumin, salez, poivrez et réservez au frais.

Pour les aubergines :
Mon petit + : les précuire à la vapeur pour attendrir la peau. Coupez-les en deux dans le sens de la longueur, salez et posez-les côté chair, face à la vapeur.
Laissez-les cuire 5 minutes.

Préchauffez le four à 180°.

Pour les farcir :
Creusez les aubergines en retirant la chair. Essorez-la, hachez-la et mélangez-la avec la farce. Faites de petits boudins et farcissez les aubergines. Placez-les dans un plat allant au four, arrosez d’huile d’olive, laissez cuire 30min à chaleur tournante et finissez par 10min sous le grill.
Pour les amateurs, vous pouvez rajouter un peu de fromage sur les aubergines.

Accompagnées de riz blanc et d’une petite sauce tomate, elles seront parfaites, même le lendemain.

La porcelaine marocaine s’invite à votre table !

Au Maroc on ne plaisante pas avec les arts de la table ! Mis à part les plats en céramique, on y trouve de vaisselle en porcelaine aussi raffinée que délicate. Zellige, mosaïque, moucharabieh, les motifs et les couleurs sont variés et apporteront originalité et élégance à votre table.

Référence Vieux Fès

Référence Vieux Fès

Il y a une boutique incontournable à Marrakech qui propose de l’authentique porcelaine de Fès : Maraterre Tajmouati.

La technique et la délicatesse de Tajmouati sont un héritage et une tradition transmis de père en fils. L’entreprise est née à Fès et s’est déplacée à Marrakech il y a plusieurs années. Les modèles et les motifs vont du plus ancien au plus moderne et sont tous peints à la main.

Vous pouvez aussi commander des exemplaires personnalisés (pour un usage personnel ou professionnel).

 

Référence Point Rouge

Référence Point Rouge

 

Mélange

Mélange

http://www.porcelaine-tajmouati.com

Tea time !

Après mon voyage par procuration en Thaïlande, c’est au Maroc que je vous emmène !

Quand je ne peux pas partir, je demande en général aux heureux voyageurs de me ramener un petit quelque chose, histoire de goûter au pays depuis chez moi !

Cette fois-ci l’heureuse élue s’est offert une escapade à Marrakech.

Bilan des réjouissance : un drôle de mélange avec des cristaux magiques ! Vous découvrirez aussi dans un prochain post la magnifique vaisselle qui m’a également été rapportée.

Revenons à nos moutons. Je vous propose de découvrir une potion magique ! Pour cesser tout mystère, il s’agit en fait de thé, composé d’un mélange d’épices. On y trouve, des boutons de roses, de la badiane, de la cardamome, du ginseng, des coques de noix de muscade et des feuilles de verveine. Je ne suis pas spécialiste alors je n’apporte pas ces informations avec certitude, mais à en croire les recherches sur le sujet, les effets de cette infusion seraient, apaisants, relaxants et renforceraient le système immunitaire et digestif. Bref, poudre de perlimpinpin ou pas, les arômes sont délicats, c’est un bonheur à sentir et à boire.

Marion Pizzetta

Et si vous voulez rajouter une touche de fraîcheur, je vous propose de mettre un des fameux cristaux de menthol. Ils sont obtenus par cristallisation d’huile essentielle de menthe. C’est un parfum mentholé extra pur et extra concentré. Il rafraîchit, assainit et décongestionne les voies respiratoires. Un peu comme du Vicks Vaporub !!!

 

Pour 2 tasses :

Portez à ébullition 500ml d’eau avec une toute petite poignée du mélange (veillez à ce qu’il y ait au moins une épice de chaque sorte) et un seul des cristaux. Un seul suffira car c’est très fort, croyez-moi ! Si vous en mettez plus, vous allez vite avoir l’impression de respirer au sommet d’une montagne enneigée !

Laissez macérer 5 minutes et filtrez.

Marion Pizzetta

Le gombo : une touche d’exotisme

Souvent boudé à cause de sa texture un peu gluante, le gombo est pourtant un légume qui possède de nombreux atouts.

Gombo, okra, lady finger… C’est sous bien d’autres noms encore qu’est connu ce petit légume vert originaire d’Afrique. Si le gombo est en réalité un fruit, il est consommé comme un légume dans de nombreuses régions du monde (Inde, Antilles, Moyent-Orient).

Marion Pizzetta Gombos

Comment le choisir ?

Le gombo ressemble à un petit piment vert, allongé et duveté. Dans l’idéal, lorsque vous le choisissez, la taille ne doit pas dépasser une dizaine de centimètres. Pour une fraîcheur garantie, il doit être bien coloré, sans tâches et bien ferme. Vous trouverez des gombos frais dans les épiceries exotiques et des versions surgelées ou en conserve dans de nombreux supermarchés.

Quels sont ses atouts nutritionnels ?

Ce « fruit-légume » contient seulement 30 kcal pour 100 g de produit. C’est donc un aliment pauvre en calories et en gras. Il constitue aussi une excellente source de fibres, de vitamines, de magnésium et possède un potentiel antioxydant.

Comment le préparer ?

Même s’il est possible de le manger cru, en salade, le gombo est le plus souvent consommé cuit, mariné, frit ou bouilli. Entier, coupé en deux ou en petits bouts, selon la recette, il doit surtout être bien nettoyer auparavant. Pour enlevez le mucilage (le duvet qui créé cette texture gluante), frottez-le doucement avec du papier absorbant, passez-le sous l’eau et égouttez-le. Surtout, veillez à ne pas l’abimer. Il faut également couper la tige et le bout du capuchon.

Comment le conserver ?

Le gombo ne se conserve pas plus de 3 jours dans du papier absorbant et dans le bac à légumes. S’il y a trop de tâches noires, il faut le jeter. Vous pouvez aussi le mettre au congélateur après l’avoir blanchit 2min, égoutté et séché.

Marion Pizzetta Gombos

Gombos à l’indienne

250 g de gombos -2 tomates -1 poignée de coriandre fraîche – 1 oignon -1 gousse d’ail – 2 cc de curry jaune – 1 cc de curcuma – 1cc de cumin – 1 citron – huile d’olive, sel, poivre.

Nettoyez les gombos et coupez la tige (comme expliqué précédemment). Émincez l’ail et l’oignon et faites-les revenir dans l’huile. Ajoutez les gombos et faites-les sauter 5 min. Ajoutez ensuite les tomates coupées en petits dés et les épices. Mélangez bien et laissez cuire environ 15 min avec ½ verre d’eau. Au moment de servir, parsemez de coriandre et d’1/2 jus de citron.

Marion Pizzetta Gombos