Ma caille, c’est l’heure de l’apéro !

C’est l’été, il fait beau, il fait chaud et bien entendu, on a envie d’apéro ! Sauf que les Monster Munch et le mauvais rosé ça va bien, pourvu que ce ne soit qu’une fois !

Alors histoire de mettre un peu de couleur sur la table, je vous propose d’innover et de laisser aller votre âme d’artiste !

Œufs de caille fantaisie (à préparer la veille)

L’idée est simple : transformer les classiques œufs de caille en petites friandises ! Pour cela il vous faudra bien sûr une boîte de petits œufs et du colorant alimentaire.

Faites cuire les œufs dans l’eau bouillante pendant 3min. Égouttez-les et roulez-les légèrement (entre vos mains ou sur un plan de travail) afin de fendre la coquille.

Préparez un bol d’eau chaude avec le colorant de votre choix (suivez les instructions au dos du paquet pour les dosages). Plongez-y les œufs et placez-les au frais toute la nuit.

Le lendemain seulement vous pourrez les écaler.

Voilà une façon amusante de présenter des œufs de caille marbrés pour l’apéro.

Vous pouvez les servir avec une salade dans de petits récipients individuels.

Radis croquants et oeufs fondants !

Radis croquants et oeufs fondants !

Astuce : Si vous ne souhaitez pas utiliser de colorant, vous pouvez suivre la même recette en laissant les œufs reposer dans un bol de thé noir. Ils seront alors colorés en marron.

Bien sûr, la coquille se  colore aussi !

Bien sûr, la coquille se colore aussi !

Toasts frais pour chaude soirée d’été !

A la tomate (environ 4min13 de préparation) :

Marion Pizzetta

– 2 belles tomates – 1 échalote – quelques feuilles de basilic – un pain de campagne (pour les deux recettes) – huile – vinaigre – sel – poivre.

Rincez les tomates et coupez-les en tous petits dés. Hachez finement l’échalote et le basilic. Mélangez le tout dans un saladier, assaisonnez et placez au frais. Servez sur des petites tranches de pain grillé à l’apéro.

Au pesto et fromage frais (un peu plus long, environ 5min !) :

Marion Pizzetta

– fromage type Philadelphia ou St Môret – 1 gros bouquet de basilic – 3 bonnes c.s de parmesan – 1 gousse d’ail – 2 c.s de pignons de pin – huile d’olive – sel.

Pour faire le pesto, nettoyez les feuilles de basilic et mettez-les dans un mixeur. Ajoutez la gousse d’ail coupée en deux, le parmesan, les pignons et un filet d’huile d’olive. Mixez 30sec. Le mélange doit se transformer en une pâte bien lisse et onctueuse. Au besoin, vous pouvez rectifier la texture en rajoutant de l’huile. Assaisonnez (pas trop car le parmesan est déjà bien salé). Etalez enfin sur un morceau de pain grillé, un peu de fromage frais et le pesto par-dessus.

Marion Pizzetta

Le petit + :

Si il vous reste des tomates et du pesto, vous pouvez les utiliser pour assaisonner une salade de pâtes froide. Un délice !

Le Paternel : une affaire de famille

DSC_0067Créé à Cassis en 1951 le Domaine du Paternel produit un vin labélisé AOC (Appellation d’Origine Contrôlée). Jean-Pierre Santini arrive au domaine en 1962 et c’est aujourd’hui trois de ses enfants Olivier, Jean-Christophe et Laetitia qui en prennent soin.

Bon allez, on envoie les chiffres ! Le Paternel, c’est 50 hectares de vignes, environ 250000 bouteilles par an et huit employés. Il faut dire que c’est du boulot ! Parce que lorsqu’on boit son petit blanc à la terrasse d’un café en grignotant quelques olives, on ne sait pas forcément tout le travail qui se cache derrière.

Le Domaine produit 65% de blanc, 30% de rosé et 5% de rouge. Et ici, pas question de machines pour ramasser le raisin, tout se fait à la main et avec amour s’il vous plait ! Il faut être très précautionneux lors des vendanges car il n’y a pas de tri après la récolte. La sélection se fait au moment où l’on coupe les grappes. DSC_0044

Acheminé dans de petites caisses, le raisin part en direction de l’égrappoir pour enlever les grains puis au pressoir pour extraire le maximum de jus avec un minimum d’impureté.

Le jus est ensuite transféré via un tuyau, du pressoir à la cuve de débourbage où il décante à environ 15°. La durée de l’opération dépend de l’intensité du froid mais varie en général de 12 à 36 heures. C’est après ce travail que l’on enlève les impuretés déposées au fond de la cuve grâce à un robinet. Le jus est alors prêt à être transformé en alcool, pendant la fermentation qui dure environ un mois. Bien sûr, il faut le goûter tous les matins avant d’aller à la vigne afin d’observer la bonne évolution du processus (un conseil : le vin du matin ne remplace pas le café !).

DSC_0051 La dernière étape c’est l’assemblage. On compose un vin de plusieurs cépages (cépage = variété pour les nuls !). Au Domaine du Paternel on cultive 5 cépages pour le blanc, 2 pour le rosé et 2 pour le rouge.

Pour des récoltes de fin août à mi-septembre, la première mise en bouteille du blanc et du rosé se fait vers le mois de février, mais il faut attendre jusqu’à un an pour le rouge.

En apéritif, avec un bon poisson grillé ou une grosse côte de bœuf, chacun trouvera un vin qui lui correspond. C’est dans les sols d’argile et de calcaire, sous le soleil de la Méditerranée et au pied de la Couronne de Charlemagne que les vignes vont puiser l’eau pour « exprimer toutes les richesses de notre terroir ».

Ah oui ! Et bien sûr, à consommer avec modération… DSC_0026

Y aller :

Domaine du Paternel, 11 route Pierre Imbert, 13260 Cassis

Contacter le domaine : 04 42 01 77 03 ou contact@domainedupaternel.com

Mon petit caviar d’aubergine

Pour 3 / 4 personnes

2 belles aubergines – une petite gousse d’ail (ou une grosse si vous n’avez pas prévu de draguer après !) –  2 c.s de tahina (crème de sésame) – 1 citron jaune – sel, poivre et huile d’olive.

Coupez les aubergines en deux, salez-les légèrement et arrosez d’un filet d’huile d’olive. Mettez-les au four pendant 40 min à 200°.  Puis 10 min sous le grill pour terminer la cuisson. Récupérez la chair et mettez-la dans le mixeur avec l’ail, la crème de sésame, le sel, le poivre et le jus du citron. Rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.Vous pouvez aussi ajouter quelques feuilles de coriandre pour parfumer le caviar d’aubergine. Un peu de pain libanais, tout le monde autour de la table et voilà un petit apéro convivial !

Astuce / plan B / il nous manque toujours un truc : si vous n’avez pas de tahina (comment ça vous n’en n’avez pas toujours dans vos placards ?), vous pouvez le remplacer par de la crème épaisse et de l’huile de sésame.