On te farcit mon chou ?

Qui aurait pensé qu’un jour je vous proposerai une recette à base de chou ? Oui, bon, vous ne voyez pas bien l’intérêt de la question, je comprends ! Mais il s’avère que le chou fait partie de mes bizarreries culinaires. Un peu comme les œufs ! J’adore les œufs quand ils sont durs ou brouillés, je les déteste quand ils sont au plat ou en omelette. Et bien le chou et ses autres variantes, c’est pareil ! Qu’il soit feuille ou fleur, rouge ou blanc, cru : c’est un bonheur ! Cuit… c’est une horreur ! Le goût, la consistance, l’odeur : tout change. À une exception près : quand il est fermenté comme dans la choucroute.

Il existe pourtant de nombreuses variétés dont les nuances de goût et de texture ne sont jamais venues à bout de mon dégoût…

Les petits choux de Bruxelles pourtant si mignons, le chou-chinois, le chou-fleur, les petits bouquets de brocolis, les belles pointes géométriques du chou Romanesco, le chou-rave et sans oublier le chou à la mode : le chou kale… La 1ère fois que j’ai gouté ça, c’était à Londres, il y a 4 ans. Servi en accompagnement un rôti et d’un pudding Yorkshire, l’expérience n’était déjà pas très concluante ! Jugez-en par vous même ici.

Vous l’aurez compris, le chou cuit et moi, on n’est pas très amis ! Et pourtant, si même mon palais a aimé, alors je vous promets qu’avec la recette qui suit, vous allez vous régaler !

Chou farci à pour 6 personnes

Ingrédients :

1 chou vert frisé – 1 grosse carotte – 1 oignon jaune – 2 gousses d’ail – un petit morceau de gingembre – 200 grs de chair à saucisse – 200 grs de veau haché – 100 grs de riz à risotto – 1 œuf – 50 grs de ricotta – 1 pincée de cumin – sel, poivre, huile d’olive.

Préparation :

Rincez votre chou, coupez le trognon et les feuilles flétries. Détachez toutes les grandes feuilles et coupez le cœur en quatre. Faites-les cuire dans une grande marmite d’eau salée pendant 10 min. Gardez les plus grosses feuilles pour tapisser le moule et faire les couches internes et hachez le cœur. Mettez de côté.

Faites cuire votre riz dans un bouillon de légumes frémissant pendant 10 min. Égouttez, arrosez d’un filet d’huile d’olive pour que le riz ne colle pas et réservez.

Écrasez les gousses d’ail, émincez l’oignon, râpez le gingembre et faites revenir tout ça dans un peu d’huile d’olive.

Ajoutez les carottes coupées en tous petits dés, le veau et la chair à saucisse. Salez, poivrez et saupoudrez d’une belle pincée de cumin.

Versez le mélange dans un grand saladier, ajoutez la ricotta, l’œuf, le riz et le chou haché. Vérifiez l’assaisonnement.

Beurrez un moule à cake.

Tapissez-le entièrement des feuilles de chou mises de côté en les laissant dépasser du moule (gardez-en 4).

Mettez une couche de farce au fond, recouvrez d’une feuille de chou. Répétez l’opération jusqu’à épuisement puis refermez.

Faites cuire à four chaud (200°) pendant 30 min (recouvrez si besoin pour que cela ne brûle pas).

Le truc en plus :

  • Vous pouvez le déguster bien chaud parce qu’on est en hiver, mais froid avec de la moutarde, une petite sauce tomate relevée ou des carottes râpées citronnées, c’est un délice !
  • Pour une note plus italienne, vous pouvez remplacer la ricotta par du parmesan et le cumin par le l’origan.

 

 

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La soupe d’hiver qui remonte le moral !

Super marronnier des JT et sujet de conversation favori des gens qui n’ont rien à se dire : le retour du froid !

« Madame, Monsieur, bonsoir. Ça y est, le froid est là. C’est la grande offensive de l’hiver. »

Et puis il y a ceux qui à qui vous dites « Bonjour, ça va ? » et qui vous répondent « Fraîchement ! » (mais sinon, ça va ?).

En même temps mes braves gens, on est le 22 novembre, il ne pouvait pas faire 20° jusqu’au printemps prochain… !

Bon voilà, il fait froid, on remet ses pantoufles, on sort moins de chez soi et… on mange de la soupe !

Mais pas question de se laisser aller avec une vieille soupe lyophilisée en sachet devant D&CO un soir de détresse, ok ? Nous, on rend la soupe fun et gourmande. Vous voyez ? La soupe qui donne envie, qui met l’eau à la bouche alors qu’on n’a pas encore pelé les légumes. Et que personne ne dise que ça prend du temps de faire sa soupe soi-même, parce que c’est faux ! 30 min maximum et en plus pour optimiser le temps, on peut prendre sa douche pendant que cuisent les légumes (ou boire l’apéro, ça dépend de l’humeur) !

Soupe de carottes et patates douces (au cumin) et tartines d’échalotes confites.

Pour 4 bols environ :

–       4 carottes – 2 patates douces – un gros oignon – quelques brins de coriandre – ½ cuillère à café de cumin – huile d’olive – sel, poivre.

Pour les tartines :

–       ½ baguette ou 4 tranches de pain de campagne – 4 tranches de lard fumé – une dizaine de petites échalotes (ou 4 grosses à couper en rondelles) – une branche de thym – 25grs de beurre – une cuillère à café de sucre.

Pour la soupe :

Coupez grossièrement les carottes et les patates, puis l’oignon en quartiers. Mettez de l’huile dans une grande casserole, jetez-y le tout. Remuez 2 minutes le temps que l’huile chauffe, salez, poivrez et couvrez d’eau. Comptez entre 20 et 30 min de cuisson. Piquez pour vérifier si tout est bien cuit. Ajoutez le cumin ainsi qu’un peu de crème liquide et mixez le tout. Parsemez de coriandre au moment de servir.

Pour les tartines (qu’on peut faire pendant que la soupe mijote) :

Pelez les échalotes. Si elles sont petites, laissez-les entières. Faites chauffer le beurre dans une casserole et ajoutez-les. Laissez cuire à tout petit feu une bonne quinzaine de minutes avec le sucre et un peu d’eau. Pendant ce temps passez le pain et les tranches de lard sous le grill du four. Dressez en mettant le lard sur le pain puis les échalotes avec une touche de fleur de sel et le thym effeuillé.

Soupe chic et pas chère. Bon manger Madame !

Soupe chic et pas chère. Bon manger Madame !

Cuisinez coloré !

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Bon d’accord c’est l’hiver, on se gèle et il fait gris ! La dépression nous guette ! La tentation du McDo, raclette, tartiflette est forte ! Mais NON, résistons ! Et commençons par mettre un peu de couleurs dans nos assiettes, histoire d’égayer nos déjeuners.

On n’est pas obligé d’attendre les beaux jours qui ramènent leurs fraises et leurs tomates pour colorer ses repas !

Provence et Bretagne se côtoient sur un petit marché d’Aix-en-Provence. Un stand de légumes bio et anciens attire mon œil : navets « boule d’or », carottes violettes, mini betteraves, petits fenouils, radis « toupie », chou rouge… Tout ça me dit qu’on n’est pas obligé d’attendre l’été pour avoir des assiettes colorées !

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Salade de carottes aux faux airs d’été

C’est vrai qu’à priori, une assiette de carottes râpées n’est pas le plat le plus excitant. Mais avec un peu de couleur et un trait de jus de citron ça nous sort direct de l’ambiance tristounette d’une soirée de février ! Pour varier un peu du légume râpé, vous pouvez l’éplucher avec un économe (pour de longs morceaux fins) ou le détailler en rondelles avec une mandoline.

Pour 2 personnes :

2 carottes violettes et 2 carottes jaunes, ½ jus de citron, ½ gousse d’ail, 1 cébette, un bouquet de coriandre, sel, poivre et huile d’olive.

Epluchez les carottes à l’aide d’un économe. Hachez la cébette. Mettez les légumes dans un saladier et ajoutez le jus de citron, une poignée de coriandre ciselée, la demi gousse d’ail (juste pour parfumer, retirez-la au moment de servir), un peu d’huile d’olive, sel et poivre. Mélangez et laissez mariner une quinzaine de minutes au frais.

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