Promenade gourmande au cœur d’Istanbul

La gastronomie turque offre des centaines de plats et de mezzés plus gourmands les uns que les autres. Viande grillée ou en sauce, poisson mariné, légumes cuisinés en purée chaude ou froide, sautés, épicés, sandwiches de rue, feuilles de vigne, petits beignets de viande, pâtisseries à faire exploser son diabète, etc. Impossible d’en faire la liste exhaustive, mais voici un aperçu de ce que l’on peut trouver au coin des rues, au détour d’une balade.

Les vendeurs de maïs ambulants.

Il y en a partout. Les épis sont d’abord bouillis, puis grillés si vous le souhaitez. Un peu de sel par dessus et on croque à pleines dents ! Le tout pour 2 livres turques (TL), soit 0,70 €. Ces vendeurs proposent aussi des marrons grillés.

 

Les baklawas et autres douceurs.

Vous trouverez souvent des boutiques sur votre chemin qui proposent des pâtisseries : gâteaux, loukoums, baklawas. Ces douceurs sont assez chères car elle demandent une longue préparation, mais faites un stop et prenez le temps de déguster. Voici ce que j’ai dit en arrivant à Istanbul : « De toutes façons je n’aime pas le sucré, je n’en mangerai pas ». Et maintenant je dis la vérité : j’en ai acheté un petit paquet tous les soirs avant de rentrer à l’hôtel ! TOUT LE MONDE se fait prendre au piège !

Avec modération...!

Avec modération…!

Les bretzels au sésame.

Présentés dans de petites roulottes ambulantes ou sur des plateaux au gré du passage, les bretzels sont parfaits pour combler une petite faim. Même si c’est délicieux, il faut avouer que c’est un peu étouffe-chrétien ! 1 TL l’unité soit 0,30 €.

 

Vendeur de bretzels sur le pont des pêcheurs.

Vendeur de bretzels sur le pont des pêcheurs.

 

Le pastirma (non je ne me suis pas trompée en voulant écrire pastrami !).

C’est une viande de bœuf séchée, un peu comme la viande des grisons. Elle est enrobée d’une pâte rouge à base de cumin, ail et paprika. Délicieuse à manger crue en tranche très fine, cette viande est principalement consommée pour les fêtes car son prix est particulièrement élevé.

Marion Pizzetta Istanbul

 

Les moules farcies.

Au détour d’une balade sur les quais, vous trouverez sûrement un petit marchand qui déplie sa planche et ses tréteaux pour déposer un grand plat de moules farcies. Riz, pignons, épices et oignon, la farce est très parfumée. À manger froid.

 

Elles sont bonnes mes moules !

Elles sont bonnes mes moules !

 

Le bazar des épices.

Caverne d’Ali Baba, le bazar propose des centaines d’épices et de variétés de thé différentes. Certes, vous trouverez probablement la même chose à tous les stands, mais vous découvrirez un bon nombre de saveurs nouvelles.

 

Le marché.

On y trouve tout ! Viande, poisson, épices, fruits et légumes, bonbons, charcuterie, trucs bizarres, trucs qui puent, trucs qui font trop envie !

 

Les jus.

D’orange, de pamplemousse ou de grenade, on vous proposera de grands verres de jus de fruits frais pour 1,50€. Surtout ne pas s’en priver, c’est délicieux, peu onéreux et ça donne un coup de fouet pour pouvoir marcher toute la journée !

 

Délicieux jus.

Délicieux jus.

 

Les fruits secs.

Il y en a partout, on en vend partout et on en mange tout le temps ! Il y a beaucoup de noix, d’amandes, de pistaches, de pignons et de noisettes. Mais aussi d’abricots et de raisins secs. On les retrouve aussi bien dans les gâteaux que dans les mezzés salés.

 

Le kebab.

Mais le vrai ! Pas le truc énormissime plein de sauce suspecte qu’on mange à 5h du mat’ en sortant de boite en trouvant ça délicieux ! Le kebab turc est petit, frais, avec des crudités et très peu de frites. Il y a aussi du piment et de la vraie bonne sauce ! À manger dans le pain ou dans la galette avec du poulet ou un mélange bœuf/agneau.

 

 

Le thé.

On le boit tout le temps. Partout. Il a y même de petits vendeurs ambulants qui vous proposent des tasses dans la rue (pour à peine 0,50 €). Vous pouvez l’accompagner de petites prunes (pas mûres) dont les stambouliotes raffolent… Personnellement pour laisser un peu de répit à mon transit, je n’en ai mangé qu’une… C’est fatal !

 

Tea time !

Tea time !

 

Le balik ekmek.

Sandwich au poisson, au maquereau plus précisément. C’est le grand classique des quais d’Istanbul. Mangé à n’importe quelle heure de la journée il est composé de maquereau grillé, de salade, d’oignon et de jus de citron. Vous pouvez l’accompagner de pickle de navet et cornichons. En espérant que le vent soit dans le bon sens car lorsqu’il souffle vers les quais, il ramène l’odeur de 700 maquereaux qui son en train de griller… Pour la modique somme de 6 TL soit environ 2 €.

 

Publicités

Istanbul, une ville cosmopolite

Asiatique, européenne, chrétienne et musulmane, Istanbul est une ville riche et singulière.

Dès l’origine, Istanbul fait preuve d’originalité ! Cette ville qui compte plus de 13 000 000 d’habitants est bâtie sur deux continents (l’Europe et l’Asie), de part et d’autre du détroit du Bosphore. Là, la descendante de Byzance offre une richesse culturelle incroyable, fruit de ses millénaires d’Histoire.

Il règne à Istanbul une ambiance unique. Cette ville qui oscille entre tradition et modernité est sans cesse en effervescence. Les jeunes qui sortent de boîte au petit jour sont bercés par le chant du muezzin. Les femmes portant un tchador côtoient les étudiantes en jean-baskets, les sœurs catholiques croisent les prêtres orthodoxes. Même si les populations d’origines sociales, ethniques ou religieuses différentes ne se mélangent pas toujours, elles se tolèrent largement. Cependant, ne vous attendez pas à voir des Turcs habillés en derviches tourneurs à tous les coins de rue : c’est perdu d’avance !

Surnommée la ville aux 500 mosquées, Istanbul possède une richesse architecturale extraordinaire. De la célébrissime Mosquée Bleue qui arbore six minarets à celle d’Ayasofya, ancienne église chrétienne et devenue aujourd’hui musée, en passant par le palais de Topkapi, il y a de quoi en prendre plein les yeux, à condition d’être patients. Victimes de leur succès, les monuments sont souvent assaillis de touristes.

Construite sur sept collines, la ville est composée de milliers de petites rues qui montent et descendent, le parcours s’annonce donc un peu sportif ! La tour de Galata, dans le quartier du même nom, offre une vue panoramique de ce labyrinthe de ruelles.

En redescendant avec le tramway on aboutit forcément au le Grand Bazar, cette caverne d’Ali Baba aux mille couleurs. En chinant, on tombe souvent sur de petits trésors.

En fin de journée, au coucher du soleil, l’ambiance change. La ville est ses minarets s’illuminent. C’est la nuit que l’Istanbul branchée se révèle. De plus en plus courues, les soirées Stambouliotes n’ont rien a envier à celles de ses voisins européennes. À la sortie d’une des discothèques géantes près du Bosphore, n’hésitez pas à manger un délicieux kebab, évidemment incomparable avec ceux qu’on peut trouver chez nous !

On ne dit rien et on mange, vite !

On ne dit rien et on mange, vite !